La Forêt de l'Aube RPG
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 Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador

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Crystal
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Crystal

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MessageSujet: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeLun 26 Déc - 21:40

    Une silhouette avançait avec effort sur la route pavée. Une personne tremblante dont on dirait qu'un coup de vent va précipiter sa chute. Elle marchait péniblement, une longue traînée rougeâtre la suivait. Oh non, rien de bien grave, ce n'est pas en se vidant de son sang que mourrait la jeune femme qui se traînait misérablement. Misérable s'était le mort. On devinait de longs cheveux bleus mais, rien de comparable avec leur superbe du passé, il était terne, sale et il ne serait pas impossible de trouver des parasites dedans. Sa peau, d'ordinaire si douce au toucher, si belle, était couvertes de multiples plaies, brûlures et autres marques dont l'infection prenait déjà possession et qui peu à peu empoissonneront son sang. Cette silhouette qui déjà pas bien grosse d'ordinaire n'était plus qu'un tas d'os décharné dont on devinait la cause, une sous alimentation certaine et le peu de vêtement qui la couvrait encore n'était plus que des loques, puantes, pouilleuses. Et si on osait encore poser son regard sur ce corps sans s'enfuir en courant, le visage qui par le passé était si doux, si souriant, engageant ferait fuir n'importe qui car même ses yeux si rayonnant s'étaient ternis et étaient vides d'expression et ses lèvres desséchées . Une âme errante dans une coquille vide. Une survivante de la forteresse d'Akame. L'unique fugitive que, peut être, avait-on finalement laissé s'échapper, devenu un jouet inutile aux yeux de la Reine. A moins qu'on la traquait, afin de l'abattre pour voir jusqu'où elle pourrait encore aller dans son état et ce que pouvait encore supporter cet esprit combatif jusqu'à la fin. Car Crystal avançait, la tête vide, la faim lui tenaillant l'estomac et la soif rendant sa langue aussi sec que du parchemin mais elle continuait, pousser peut être par son instinct ou par un semblant d'espoir ou de lucidité.

    La femme errante finit par s'échouer dans la ville d'Akame, ce n'était pas le plus propice pour sa survie, bien au contraire mais elle ne savait ni où aller ni comment faire pour le rejoindre si elle l'avait su. Elle ne connaissait pas ce pays. Même sa culture ne l'aidait pas dans son état. Elle se traîna encore un peu, puis n'ayant plus aucune force pour la soutenir, elle s'écroula devant une ruelle sombre entre deux échoppes et ferma les yeux, laissant son esprit dérivé librement. Elle ne savait combien de temps s'était écoulé depuis son arrivé dans sa gêole, ayant perdu le fil après une dizaine de jour et elle ne su pas non plus combien de temps elle avait marché et encore moins pendant combien de temps elle avait déliré avant d'avoir un semblant de lucidité à nouveau. Elle se rendit compte de son état et surtout du dégoût qu'elle provoquait. Les enfants lui s'amusaient à lui jeter des petits cailloux pour vérifier qu'elle était encore vivante et quand elle bougeait un doigt, s'enfuyaient dans les jupes de leur mère qui les traînaient derrière elle, la peur et le dégoût se lisant sur son visage quand aux hommes, ils regardaient si y avait pas quelque chose à faire en pensant que s'était une prostituée mais étaient eux aussi tellement dégoûté qu'ils ne s'approchaient même pas, certain allant même jusqu'à dire que Rowena pouvait au moins débarrasser les cadavres pour empêcher les maladies. Crystal referma les yeux, elle ne ressentait plus rien, n'ayant plus rien qui fonctionnait bien ... Même son espoir disparaissait face aux regards des habitants mais elle ne leur en voulait pas. S'était une inconnue et ils avaient déjà assez de bouches à nourrir et soigner alors s'était ainsi. Elle ne les suppliait même pas, à quoi bon, elle n'en avait même pas la force pour. Elle se résigna et se laissa retomber dans sa léthargie.
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Thélador Sang-perdu
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeLun 26 Déc - 22:38

    Des jours avaient passé. Ils s’étaient écoulés comme des perles de nacres sur un fils de soie. Ils avaient touchés le palefrenier. Ils l’avaient modifié.
    La vie à Akame s’était révélée bien plus complexe qu’il ne l’avait cru. Il ne s’était heurté qu’à des personnalités froides et souvent il s’était sentit griffé par leurs regards austères d’une façon plus vile et douloureuse que ceux qui l’avaient blessé lors de son enfance, quand il n’était que « l’orphelin ».
    Il repensait souvent aux dernières paroles de Delian :
    « Si tu pars là bas, tu perdras la paix qui règne ici. Ils sont en guerre à Akame ! Des gens meurent et du sang coule Thélador ! »
    Il songeait avec amertume que son ami n’avait jamais dit quelque chose d’aussi vrai que ces paroles…

    Thélador était venu ici chercher ses racines. Il avait bien eut quelque piste. Une rencontre avec son cousin, une femme qui pouvait être sa sœur. Pourtant… En lui rien n’avait changé. Il était vide. Sans place définit dans ce monde. Retrouver même des brides de sa famille ne lui donnerait jamais satisfaction. Ne lui rendrait pas ce qu’il avait perdu.
    Il ne lui restait plus qu’à laisser la cicatrise se refermer sur un vide. Il songea, non sans accablement, qu’il ne lui restait plus qu’à vivre avec ce trou dans sa vie, et qu’il était temps de passer à autre chose.
    Il était un « sang-perdu ». Qu’il le veuille, ou non.

    Souvent il avait songeait à repartir pour Eden. Puis, par simple fierté, il s’était dit qu’il resterait ici. Qu’il n’avait plus l’âge pour pleurer dans les jupes de Dame Ellyade sur la désillusion offerte par un rêve d’enfant. Il lui fallait faire sa vie. Il la commencerait ici.

    Ainsi donc c’est empli d’une grande lassitude que Thélador se levait chaque matin. Il avait apprit qu’ici, le peuple était à l’image de la reine, et que la douceur et la sociabilisassions, n’était pas les caractères principaux.
    Lui le timide et le solitaire, il n’aurait pas cru un jour dire que parler à quelqu’un lui manquait. C’était pourtant le cas. Les rares paroles qu’il échangeait étaient celle qu’il avait ses clients…

    Fuyant l’atmosphère austère de la ville il avait trouvé une maison en bordure du village. Légèrement en retrait. Rien de plus qu’une petit chaumière, sur laquelle il travaillait pour en faire un logis digne de ce nom.

    Ce matin d’ailleurs, il était allé acheter des larges planches de bois pour combler un trou dans la partie qui servait de cuisine.

    Adazio était attelait à une modeste carriole, le taureau le tenant par la bride, et ils traversaient le village sous une météo grise.

    La foule était grande, mais les gens ne se regardaient pas. On regardait ailleurs. On fuyait les regards. On fixait des points invisibles. On s’ignorait.
    Telle était la vie à Akame.

    L’agitation qui s’élever sur l’un des bords de la route attira donc l’attention morose du palefrenier. Il fronça les sourcils. Hésitant un instant. Il méprisait assez les badauds pour ne pas en devenir un…
    Adazio leva la tête et la secoua.
    Il n’aimait pas non plus cette agitation. D’une caresse sur l’encolure il l’apaisa. La curiosité prit alors le dessus. Il attacha son cheval et s’approcha.

    Lorsqu’il fut assez près pour voir ce qui agitait tant les gens, il eut un mouvement de recule, et son visage fut transfiguré par le dégoût.

    Une odeur acre d’infection le gifla, et la forme squelettique d’où elle provenait ne laissait pas émaner que ce désagréable fumet : elle sentait aussi le sang, la terre, et la chaire ouverte.
    Il resta figé un instant. Surpris qu’elle ne sente pas non plus la mort.

    Mais non, cette femme était encore vivante.

    Evidemment, les habitants refusaient de l’approchait. Ils n’avaient en un sens pas tord. Surement était-elle grouillante de vermine…

    Thélador ne se précipita non plus à son secours. Il la regarda, hésitant. N’était-ce pas aux chevaliers de s’occuper des victimes d’agressions ?

    A côté de lui une femme laissa glisser un grognement dédaigneux. Thélador regarda ses mains.
    Qu’était-il devenu pour que la misère ne le touche plus ? Voilà donc qu’Akame avait fait de lui ? Un égoïste ?
    Il songea avec amertume qu’il avait finalement peut être trouvé sa place. Il se comportait comme tout bon Akame le faisait.

    Refoulant son dégout il s’approchant. Emmerdant copieusement tous ceux qui pouvait lui jetaient des remarques.
    Il effleura la jeune femme. Lui envoya une vague d’apaisement. Elle était certes affaiblit, mais il n’était pas à exclure qu’elle se montre agressive dans la peur.

    Son pouvoir se glissa dans son organisme. Le bilan était catastrophique. Carence, ouverte, infection et mal nutrition. Il n’y avait pas une seule cellule de ce corps qui ne souffrait pas…

    Il n’avait pas assez de pouvoir pour la soigner en totalité. Il fallait soigner le plus grave et espérer qu’elle survive aux restes.

    Il commença par les infections. Et rien que cela lui aspira une quantité non négligeable de force.
    Il soignerait les blessures ouvertes à la « traditionnelle », et le reste une fois qu’il l’aurait mené chez elle.

    Il s’arma de la voix la plus apaisante qu’il possédait, comme celle qu’il utilisait pour amadouer un cheval fougueux
    .
    -Je vais vous aider mademoiselle.
    Lui murmura-t-il en glissant une main sous sa nuque pour la relever avec douceur. En bon sac d’os, elle ne pensait rien. Il la souleva sans mal, sous le regard tantôt désapprobateur, tantôt dégouté des autres villageois.
    Il la déposa dans la carriole, repoussant son achat à plus tard et il l’emmena chez lui.

    Qui aurait pensait que la première femme a se coucher dans son lit aurait l’apparence d’un cadavre, et l’odeur qui va avec ?

    La vie est parfois étrange…

    Il se mit donc au travail. Il lava ses blessures et les banda. Après, il lui prépara un bouillon qu’il déposa sur la table de chevet. Il espérait que l’odeur sortirait la jeune femme de sa léthargie…

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Crystal
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeSam 7 Jan - 16:56

    Une bulle protégeait la jeune femme du monde extérieur et de ses propres pensées. Elle l'avait crée elle même pour mettre le plus de distance entre les passants et elle. Une enveloppe pour la protéger des souvenirs douloureux de la sombre citadelle. La chevalière avait connu beaucoup de choses dans sa vie mais pareil douleur physique et moral, s'était la première fois. Il lui faudra certainement du temps, du temps et beaucoup d'attention extérieur pour lui faire passer cette épreuve qu'est de tirée une croix sur cet évènement. Certes, elle en était sortie, vivante et sans avoir sombrer dans la folie mais derrière elle, une part de sa propre personne resterait là bas à jamais comme tout ceux ayant subi le traitement de la tortionnaire.

    Peut être mourait elle ici, étrangère, cadavre au bord de la route, bête de foire qui dégoute mais qu'on regarde avec un plaisir malsain à se demander combien de temps un être pareil puisse encore survivre, peut être ne s'en remettrait-elle jamais, vivant pour vivre le regard vide dans ce monde d'illusion pour ne pas affronter la réalité, peut être redeviendrait elle la personne souriante, pleine de vie qu'elle avait été avec peut être -voir certainement- une part d'ombre, trace de son passage à Akame.

    Que fallait-il qu'elle fasse à présent ? Attendre. Attendre quoi ? Qui avait-il à attendre ? Qui ou quoi ? La mort était loin, à moins qu'elle fut prêt mais elle ne ressentait même plus sa présence si agaçante et pourtant réconfortante. Elle était une ombre, une âme vagabonde dans un corps vide. Elle était coquille vide mais vivante. Peut être délirait elle à présent ? Crystal n'en avait plus confiance. Ses souvenirs s'effritaient. Qui était-elle ? D'où venait-elle ? Pourquoi était elle là ? Bientôt son esprit s'éteignit pour lui permettre de reposer son corps et son esprit endoloris.

    Un sensation de léger bien être se propagea soudainement dans ses veines. Ses paupières restèrent closes, mais un frisson parcouru ses membres alors qu'une des nombreuses douleurs qu'elle ressentait s'effaçait peu à peu. La jeune femme émit un léger soupir, signe qu'elle était encore bien vivante même si cela pouvait paraître étrange. Eileen faisait bien son travail, elle ne tuait pas, non, mais elle brisait ses victimes de l'intérieur. Pourtant, la tortionnaire n'avait rien apprit, aucune information n'avait franchi les lèvres de Crystal ou juste de fausses affirmations pour leur faire perdre du temps.

    La jeune femme re-sombra alors dans les limbes de l'inconscient, ce ne fut quand fin de journée que doucement, elle battit des paupières. Une douce odeur de bouillon faisait hurler son estomac qui se tordait dans tous les sens comme une bête affamée qui se serait retrouvée enfermer dans son ventre. Pourtant, malgré la faim, elle n'avait pas envi de manger, le bon fumet la répugnait et lui donnait envi de vomir. On aurait pu lui mettre les meilleurs plats sous le nez qu'elle aurait mangé de bout des lèvres, ayant perdu le goût de la nourriture. Ses yeux bleus vides et mornes fixaient le plafond, chaque grain de poussières volant dans la lumière diffuse du jour déclinant. Les derniers chants d'oiseaux lui firent tourner doucement la tête, lui faisait émettre un gémissement douloureux. Elle remarqua alors que ses plaies ne lui faisaient plus du tout mal, qu'elle était allongée sur quelque chose de confortable et chaud, que ses blessures étaient pour une grande partie propre et bandée en conclusion, elle n'était plus dans la rue à attendre la fin de toute une vie laborieuse.

    Son regard tomba alors sur une silhouette musclée qu'elle analysa comme masculine. Était ce à qui elle devait montrer sa reconnaissance même si la vie n'avait plus tellement d'importance ? La chevalière ne savait ni qu'il était ni pourquoi il avait ça mais elle éprouvait tout de même de la gratitude à son égard, ne pensant pas qu'un Akame pourrait faire ça pour un vulgaire cadavre qui n'avait peut être même plus figure humaine. Elle aurait au moins voulu le remercier mais rien ne sortit de sa gorge et elle resta donc silencieuse à l'observer avec quelque chose qui s'apparentait à de la curiosité dans ce regard lointain, revenant d'outre tombe.

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Thélador Sang-perdu
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeDim 8 Jan - 20:33

    Des questions se bousculaient dans la tête de Thélador. Des questions auxquelles il s’efforçait de ne pas faire attention, mais qui ne faisaient que se multiplier alors qu’il la veillait. Des questions comme : qui était-elle ? D’où venait-elle ? Que lui était-il arrivé ?
    Des questions dont les réponses lui faisaient peur.

    La journée s’était écoulée mollement jusqu’à céder sa place à la nuit. Il ne l’avait pas quitté, malgré l’odeur encore désagréable qu’elle dégageait. Plusieurs fois il s’était levé, déterminé pour lui ôter ses haillons et la glisser dans l’une de ses chemises plus propres, et à chaque fois alors qu’il se tenait tout prêt, un élan de pudeur l’avait stoppé.

    Il avait déjà été très embarrassant pour lui de bander certaines de ses plaies, pour lesquelles il avait dut soulever ses vêtements afin de pouvoir les soigner, alors il se sentait monter le rose aux joues rien qu’en imaginant la dénuder en profitant de son assoupissement.

    Cela n’était pas respectueux. Il avait finit par décider d’attendre qu’elle se réveille pour lui proposer de se laver véritablement.

    Il ignorait à de quel genre d’abus elle avait été la victime. Peut être une fois sortit des bras de Morphée ne supporterait-elle pas qu’un homme la touche …
    Il n’en savait rien. Il ne préférait pas le savoir.

    Il somnolait presque assit sur sa chaise lorsqu’un froissement de tissu le fit sursauter.
    Elle avait bougé ! Il se redressa vivement. Le regard rivé sur elle.

    A vrai dire en vu des dommages qu’il avait perçu dans son organisme, il en été arrivé à la conclusion que si elle ne se réveillait pas se soir, alors, elle ne se réveillerait plus jamais.

    Mais elle avait bougé. Mieux, elle ouvrit les yeux.

    Il retint son souffle. Réalisa brutalement qu’il s’était tellement concentré sur le fait qu’elle se réveille qu’il n’avait pas pensé à ce qu’il lui dirait si c’était le cas.

    Son teint était pale. Ses cheveux étrangement bleuté s’enlaçait en amas sans forme sur son front terreux. Ses prunelles saphir n’exprimaient rien alors qu’elle s’éveillait. Sa respiration était lente. Elle semblait toujours aussi faible.

    Un élan de pitié le traversa.

    Elle tourna les yeux vers lui. Leurs regards se croisèrent. Thélador y chercha une étincelle, une trace de vie, il n’y remarqua qu’une lueur incertaine qui ne l’aida pas dans sa gêne.

    Etrangement il s’était attendu qu’elle pose des questions, qu’elle montre un semblant de panique, qu’elle essaye de se lever… Enfin quelque chose qui lui aurait permit de ne pas devoir parler le premier…

    Mais elle se contenta de le fixer.
    Il déglutit, se caressa la nuque, se tordit les neurones pour trouver quelque chose d’intelligent à dire :


    -Heu … Ne bougez pas, vos blessures risquent de se rouvrirent sinon.

    Bouger ? Comme si elle en était capable ! Il n’était même pas sûr qu’elle arrive à se tenir sur ses deux jambes…
    Enfin, au moins il avait dit quelque chose. Le comprenait-elle ? Peut être était-elle une simple d’esprit ? Il n’avait pas imaginé cette éventualité …

    Il fit un pas vers elle, essayant de vérifier que ses paroles éveiller quelque chose chez elle.


    -Vous devez surement être affamé. Je vous ai préparé du bouillon. Cela vous réhydratera d’un même coup.

    Il se plaqua un sourire qu’il voulait rassurant sur les lèvres. Mais en réalité il y avait toujours cette tonne de question qui ne voulait pas le laisser tranquille. Soigner des chevaux était bien plus évident
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Crystal
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeDim 15 Jan - 11:42

    Crystal remarqua bien vite que son regard posé dans les yeux de son sauveur le gênait. Elle détourna donc les yeux, observant un point invisible au plafond. Perdu dans ses pensées ? Peut être. La seule chose qu'on pouvait affirmer c'est qu'elle était distante. Elle paraissait totalement ailleurs. La voix de son interlocuteur sembla la ramener un peu vers ce monde ci car elle semblait être plus attentive :

    -Heu … Ne bougez pas, vos blessures risquent de se rouvrirent sinon.

    Un fin sourire s'étira sur ses lèvres à cette remarque. Elle était dans l'incapacité de se mouvoir ni même de parler … Ou n'avait-elle juste pas envi de faire cela ? En fait, si ce jeune homme creusait un peu, s'il savait ce qui lui était arrivé, peut être arriverait-il à la conclusion qu'elle est en état de choc. Après tout, qui ne le serait pas après tant d'épreuves ? Mais la question la plus importante serait certainement : S'en remettrait-elle ? Elle était comme un animal blessé. L'animal est en proie à une grande frayeur et refuse tout ce qui s'approche de lui. Elle, elle refuse de revenir dans la réalité.

    -Vous devez surement être affamé. Je vous ai préparé du bouillon. Cela vous réhydratera d’un même coup.

    Elle pencha la tête pour l'observer en silence. Le jeune homme souriait de façon rassurante mais elle le sentait, il n'était pas rassuré … Au contraire, il nageait dans un état de confusion. Malgré qu'elle ne répondit rien, son ventre, lui, avait bien comprit le sens de ses paroles et manifestait bruyamment son appétit. Pourtant, la jeune femme reprit sa position initiale et ferma les yeux, ignorant sa faim et sa soif. En fait, on pourrait se demander si elle était consciente vraiment de toutes ses choses. Mais soudain, elle fronça des sourcils … La chevalière venait de se rendre compte du désagréable fumet qu'elle dégageait. Un problème ? Elle ne pouvait pas se lever et peut être – voir certainement – se laver seul … Pas pour le moment du moins. Elle ouvrit les yeux à nouveau après un moment d'absence, ses lèvres s'entrouvrirent comme pour prononcer une demande mais aucun son ne voulurent sortir une nouvelle fois, elle soupira.

    Cela n'allait pas aider l'homme à se sentir moins gênée. Elle le savait bien. Mais elle n'avait ni l'envi, ni la force de faire quoi que se soit. Le jour déclinait replaçant la lumière douce par une pénombre dorée. Crystal était à nouveau repartie dans son monde, regardant les grains de poussières volés dans la pièce pareil à de la poussière d'or. Elle rêvait. Oui, elle rêvait des comtes de fées que sa mère lui racontait avant qu'elle aille dormir. Un sourire apparu sur son visage paisible qui en sembla tout de suite plus vivant malgré son regard lointain, comme si celui ci s'était égaré en route … Peut être était ce vraiment le cas. Peut être s'était elle égarée sur le chemin de la vie ? Et contre tout attente, sa voix franchie ses lèvres sans qu'elle en eu vraiment conscience et de plus, pour demander quelque chose de totalement déstabilisant alors que son regard retomba sur le jeune homme. Une voix fluette et enfantine qui demandait une histoire :


    - Raconte moi une histoire s'il te plait ...



Dernière édition par Crystal le Mer 23 Mai - 20:07, édité 1 fois
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Thélador Sang-perdu
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeLun 16 Jan - 19:16

    Elle avait le regard si lointain et vide que Thélador craignit qu’elle n’ai laissé son âme là bas, dans la rue boueuse où il l’avait trouvée.

    Le silence planant fut pesant pour l’homme. Il tenta un nouveau pas vers elle, espérant que le bruit de ses bottes la ramène à lui. Elle ouvrit alors la bouche. Il retint son souffle. Elle soupira. Il fut déçu.

    Il devina l’état de rêverie dans lequel elle s’était plongée pour échapper aux griffes de la réalité, et il se trouva cruel d’essayer de l’en sortir.
    Avait-il seulement le droit de vouloir la ramener dans le monde cruel et brutal qui l’avait ainsi mutilé ?


    « raconte moi une histoire s’il te plais »

    Plongé dans sa réflexion, ne s’attendant pas à ce qu’elle parle, il eut un léger sursaut au son de sa voix. Cette voix si frêle, implorante comme celle d’une enfant. Cette voix qui contrastait affreusement avec la physionomie adulte qui sculptait ses traits.

    Sa demande prit tellement Th élador au dépourvu qu’il répondit la première chose qui lui passa par la tête :

    -D’accord.

    Il réalise en prononçant ce mot que la plupart des histoires qu’il connaissait, contaient l’épopée sanglante de tel ou tel chevalier qui rependait sang et trippes de son ennemi au nom de la justice… Exactement le genre d’histoire que le bon sens lui intimait d’éviter.
    Mais accéder à sa requête s’était ouvrir le dialogue. Il ne se sentait pas assez à l’aise pour lui imposer un sujet, et voguer au guère de ses demandes lui semblait plus facile. Il n’avait jamais était très bon dans le sens de l’initiative.


    -Je ne connais pas beaucoup d’histoires. confessa-t-il en s’approchant du lit pour s’asseoir sur son bord.

    -Mais il y en a une que me racontait ma …mère que j’ai toujours aimé.

    Il avait butté sur le mot « mère », surpris de voir comment il lui était venu spontanément en pensant à Dame Ellyade Valdrin. Il poursuivit refusant de s’arrêter plus longtemps sur « l’incident ».

    -Elle raconte l’histoire d’un poulain…

    Il avait prit de l’assurance. Raconter une histoire c’était plus commode que de maintenir une discussion, on évitait plus facilement les faux pas, les mots à ne pas dire.
    En se penchant il attrapa l’assiette creuse contenant le bouillon, par miracle, encore chaud. Il la posa sur ses genoux et commença à touiller avec la cuillère. Il avait dans l’idée que si elle se laissait distraire par l’histoire, il pourrait la faire manger en même temps.


    -Voulez vous l’entendre ? Demanda-t-il avec la même tendresse dont il aurait usé pour une jument sur le point de mettre bas.
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeJeu 1 Mar - 16:06

    -D’accord.

    Cette réponse fit sourire la jeune femme. Un sourire de petite fille à qui on a promis un beau cadeau. Crystal avait toujours aimé les histoires étant petite, d’ailleurs elle les aime toujours mais à un tout autre niveau évidemment. On pouvait dire que s’était une érudite si vous voulez même si elle n’a pas lu encore assez de livre pour atteindre ce titre. Elle n’était pas encore le sage du village, loin de là. Les histoires. Plus elle finisse bien, plus on se rend compte que c’est un conte de fée. Les enfants apprennent bien vite la vérité. Les princes charmants qui viennent vous enlevez, les méchants qui perdent toujours, le preux chevalier qui tue le dragon, pas de sang, pas de cadavre, pas de larmes. Oui, tout cela disparait bien vite. Pourquoi les adultes s’amusent-ils tant à nous raconter des histoires pour nous émerveiller alors que dans la vie, rien de se passe ainsi, créant à ses jeunes êtres de multiples déceptions, certains ont même hait leur parents pour cela. Le monde n’est pas un conte de fée malgré la magie, les chevaliers et les princesses. Mais la chevalière à ce moment était bien loin de toute cette réflexion, redevenue une petite fille toute excitée d’entendre l’histoire merveilleuse. Son regard s’alluma alors, pétillant :

    -Je ne connais pas beaucoup d’histoires.

    Elle secoua la tête en signe que cela n’était pas un problème, observant le jeune homme s’asseoir avec impatiente.


    -Mais il y en a une que me racontait ma …mère que j’ai toujours aimé.


    Mère … Ce mot sur lequel il venait de butter ramenait des images, des senteurs, des sons à elle. Un parfum doux de fleurs des champs, une voix câline et toute aussi douce qui chantait une chanson ou une histoire pour l’endormir ainsi qu’une main venait glisser sur sa joue avant qu’elle ne ferma les yeux pour partir aux pays des rêves. Et quand elle rouvrit les yeux, l’odeur du sang d’abord l’assaillit, Ô il n’y avait pas tant que ça mais cela suffisait à masquer les parfums des fleurs, la voix et les caresses avaient disparu. Envolé la douceur. Envolé l’enfance heureuse. Envolé les contes d’enfants. Envolé la personne qui lui avait donné la vie et l’amour. Le pouls de la jeune femme s’accéléra à cette pensée et un tremblement incontrôlé l’agita alors qu’elle se cacha sous les draps. La peur de la solitude et de l’inconnu, la peur de la douleur de l’abandon. La peur de la souffrance tout simplement :

    -Elle raconte l’histoire d’un poulain…

    Poulain. Ce mot fit se calmer la jeune femme qui sortit un peu la tête des draps. Elle aimait les chevaux, ces bêtes fières, fidèles et intelligentes. Ces tremblements avaient disparu aussi subitement qu’il était apparu mais elle regardait avec une légère crainte les gestes du jeune homme qui venait d’attraper le bol de bouillon qu’il posa sur ses genoux avant de venir le remuer. Oui, la crainte, comme si elle venait de se rendre que s’était un parfait inconnu :


    -Voulez vous l’entendre ?


    La jeune femme le regarda avec hésitation. Inconnu. Danger. Inconnu = Danger. Voilà ce que lui disait son esprit de chevalière mais s’était l’enfant qui était là et celui hocha timidement la tête. Une enfant qui voyait la douceur qu’usait le jeune homme envers elle, dans ses gestes et ses paroles. Douceur. Tendresse. Comme une mère. Crystal était donc en confiance et se détendit donc légèrement même si elle était retombée dans cette bulle qui le tenait à l’écart d’elle comme si son esprit savait qu’il pouvait très bien être une menace et lui faire revivre les souffrances vécus. Il préférait donc l’éloigner le plus possible de lui. S’éloigner de tous ce qui pouvait le mettre en danger, peut être était ce pour ça que la jeune femme avait réussi à quitter la forteresse et marcher aussi loin dans son état sans même savoir ce qu’elle faisait et où elle allait. Son esprit devait savoir qu’instinctivement, l’endroit où il n’aurait normalement plus rien à craindre était Edelweiss et il l’avait poussé vers là. Enfin, pour en revenir à la chevalière, elle avait fermé les yeux, fatiguée, attendant l’histoire promise.

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Thélador Sang-perdu
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeJeu 8 Mar - 19:57

  • Thélador s’humecta les lèvres. Il ne s’en sortait pas si mal. Elle semblait ne plus avoir peur. Mais ce n’était pas tout, il fallait la faire manger à présent.

    Il lui sourit. Se racla la gorge.

    -Il était une fois …

    Toutes les histoires commencent par il « était une fois », mais maintenant il fallait qu’il se rappelle de la suite…

    -Un poulain. Il était malheureusement né avec un membre plus fragile que les autres. Ainsi pour tous il devint « le boiteux ».

    Il marqua une pause, elle semblait vraiment l’écouter… Tant mieux.

    -Donc … Le boiteux subissait beaucoup de moquerie, pour son problème, mais aussi parce que il était très timide, et n’arrivait à s’imposer.

    Il avança la cuillère et avec soulagement, vit qu’elle acceptait de manger.

    -Il allait souvent se refugier dans les crins de sa mère qui le rassurait. Elle, elle le trouvait très beau. A ce il répondait qu’elle mentait, ou qu’elle l’avait mal regardé, car sa jambe toute fébrile le rendait laid.
    Sa mère patiente, lui soufflait dans les naseaux en lui disant que la beauté était bien plus grande qu’une simple jambe mal en point, et qu’un jour il comprendrait que la beauté d’une âme ne s’évalua pas à la carrure d’un corps.
    Le boiteux restait toujours septique …


    Une nouvelle pause, une nouvelle cuillère.

    -Les années passèrent, et le boiteux comme ses camarades avaient grandi. Le troupeau vivait des heures heureuses jusqu’au jour ou …

    Un silence. C’était pour le suspens cette fois.

    -Un grand prédateur les attaqua ! Tous s’enfuir en courant, mais le boiteux lui, ne pouvait pas galoper aussi vite qu’eux, et il resta en arrière. Il comprit vite qu’il allait se faire rattraper, alors, il prit sa décision. Celle de ce laissé attaquer pour sauver le reste du troupeau.
    Il s’arrêta et fit face au prédateur. Celui-ci ne chercha pas, puisqu’il avait une proie, il se jeta sur le boiteux. C’est alors que le boiteux lui décocha une ruade, et comme ses trois autres membres avaient du compenser son handicape, ils étaient bien plus musclés ! Alors quand il frappa le prédateur celui-ci fut instantanément gravement blessé et partit la queue entre les pattes.
    Depuis, les chevaux du troupeau ne sont plus jamais moqué de lui, et on raconte qu’aujourd’hui, tout le monde l’appelle, le victorieux.

    Il avait continué à lui donné à manger, mais il voyait bien que même si l’histoire l’avait intéressée, la fatigue l’avait reprise. Il la vit bailler. Il reposa l’assiette et lui prit la main dans un geste doux.

    -Reposez-vous… je vieille sur vous. Lui mumura-t-il.


    Mp : Si tu veux on peut se faire une petit ellipse tempo histoire de faire avancer plus vite ?
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Crystal
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeSam 17 Mar - 16:43

    La jeune femme, comme l’enfant qu’elle était redevenue, commençait à s’impatienter, se trémoussant en attendant le début de l’histoire avec des petits yeux à la fois pétillants et ternes, lointains. Enfin, les premiers mots résonnèrent, les mêmes pour chaque histoire :

    -Il était une fois …

    Elle arrêta donc de se trémousser, s’installant confortablement avant de tourner son visage vers le jeune homme, semblant boire ses paroles, s’imaginant les scènes :

    -Un poulain. Il était malheureusement né avec un membre plus fragile que les autres. Ainsi pour tous il devint « le boiteux ». Donc … Le boiteux subissait beaucoup de moquerie, pour son problème, mais aussi parce que il était très timide, et n’arrivait à s’imposer.

    Elle lâcha un gémissement de tristesse pour ce pauvre poulain, acceptant la cuillère qui s’avançait vers elle sans lâcher du regard le conteur :


    -Il allait souvent se réfugier dans les crins de sa mère qui le rassurait. Elle, elle le trouvait très beau. A ce il répondait qu’elle mentait, ou qu’elle l’avait mal regardé, car sa jambe toute fébrile le rendait laid. Sa mère patiente, lui soufflait dans les naseaux en lui disant que la beauté était bien plus grande qu’une simple jambe mal en point, et qu’un jour il comprendrait que la beauté d’une âme ne s’évalua pas à la carrure d’un corps. Le boiteux restait toujours septique … -Les années passèrent, et le boiteux comme ses camarades avaient grandi. Le troupeau vivait des heures heureuses jusqu’au jour ou … Un grand prédateur les attaqua !


    Elle fit un petit bond de surprise en faisant mine de prendre peur avec tout ce suspense.

    - Tous s’enfuir en courant, mais le boiteux lui, ne pouvait pas galoper aussi vite qu’eux, et il resta en arrière. Il comprit vite qu’il allait se faire rattraper, alors, il prit sa décision. Celle de ce laissé attaquer pour sauver le reste du troupeau. Il s’arrêta et fit face au prédateur. Celui-ci ne chercha pas, puisqu’il avait une proie, il se jeta sur le boiteux. C’est alors que le boiteux lui décocha une ruade, et comme ses trois autres membres avaient du compenser son handicape, ils étaient bien plus musclés ! Alors quand il frappa le prédateur celui-ci fut instantanément gravement blessé et partit la queue entre les pattes. Depuis, les chevaux du troupeau ne sont plus jamais moqué de lui, et on raconte qu’aujourd’hui, tout le monde l’appelle, le victorieux.


    La jeune femme avait une écoute si attentive et une imagination si débordante qu’elle avait l’impression d’être ce pauvre poulain qui se transformait en sauveur. Elle bailla. L’histoire était finie. L’enfant savait par avance qu’il fallait aller dormir. Elle n’eut pas à quémander la main du jeune homme que celui-ci la prit doucement :


    - Reposez-vous… je vieille sur vous.

    Crystal ferma les yeux, s’endormant aussitôt, ce qui n’était pas étonnant vu qu’elle se sentait enfin un peu mieux et en sécurité mais … Cela ne dura.

    Il devait être vers les deux heures du matin quand les cauchemars vinrent visiter son sommeil, la tirant de sa bulle de protection. Elle se redressa en poussant un cri sur aigue et se débattant contre des personnes qui n’existaient pas ou du moins pas en ce lieu. Elle se recula jusqu’au coin le plus sombre en pleurant et poussant de temps à autre un cri plaintif et affolé donnant un coup au hasard contre ce qu’elle croyait s’approcher d’elle. Et là, se n’était pas l’enfant qui avait peur du noir qui était présent mais bien la jeune femme traumatisée par ce pays et ça tortionnaire. Elle gémit, tremblant, se couvrant la tête de ses bras :


    - Arrêter … Je vous en pris … Laisser moi … Je n’en peux plus ... Arrêtez par pitié ... Je ne vous dirais rien alors arrêter !!

    Elle ne semblait pas vouloir se calmer, bien au contraire, plus les secondes s'écoulaient plus ses démons semblaient prendre le dessus sur sa raison, faisant éclater le monde où elle s'était réfugiée pour justement leur échapper.


    - Hp : Fait comme tu le sens Wink


Dernière édition par Crystal le Mer 23 Mai - 20:06, édité 1 fois
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Thélador Sang-perdu
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeJeu 22 Mar - 21:04

    Il ne dût pas attendre longtemps avant que la jeune femme ne ferme les yeux pour s'endormir, et bientôt le silence retrouva ses droits dans la pièce. Thélador resta un instant là à la regarder, à se questionner, puis il soupira.

    *Dans quel galère je me suis fourré moi ...*

    Il n'avait rien apprit sur la jeune femme, et ne savait donc toujours rien des ennuis qu'il pouvait encore s'attirer en la soignant...
    La seule chose qu'il avait apprit et qui n'avait rien de joyeuse était que l'esprit de cette jeune femme avait été au moins aussi touché que son corps, au cours des sévices endurés ...
    Lentement il retira sa main, et se détourna vers l'assiette. Il la finit tout en réfléchissant. Et si il n'arrivait tout simplement pas à la sauver ?

    Il sentit son coeur se serrer à cette idée... c'était pour ça qu'il soigner les chevaux. Voir un humain mourir sans avoir pu le sauver, voilà qui était une épreuve qu'il n'était pas sûr de vouloir connaitre ...

    Pourtant... Elle n'était qu'une inconnue...


    Il reposa l'assiette, tout en continuant de la regarder. Elle semblait sereine, mais il n'arrivait pas à s'empêcher d'être inquiet pour elle. Il finit par s'endormir à même sa chaise, sans vraiment s'en rendre compte.

    C'est alors qu'il se laissait glisser dans les voies nébuleuses d'un rêve agréable qu'il fut tiré de son sommeil par un cri suraigüe.
    Le sursaut qui l'agita manqua de le faire chuter, et les sens en alerte, il se mit à lancer des regards affolés autour de lui, replaçant d'un même coup les fils des événements. La jeune femme, l'histoire, le sommeil, et maintenant le réveil brutal.

    Elle était bien là, sa peau pâle se détacher dans l'obscurité de la pièce, et ses prunelles apeurées brillantes comme des lanternes. Glaçé, il la regarda un instant se débattre contre ses démons, en pleurant, gémissant et implorant, et ne tint plus. Il bondit sur ses pieds, et se tendit vers elle. Comme il l'avait prevu elle se débattit alors qu'il essaya de l’immobiliser, il se prit même une gifle, mais eut ce qu'il voulait. Un contact peau contre peau. Alors, il enclencha son pouvoir.

    Il plongea à même les craintes de la jeune femme, et fut presque immédiatement noyé dans leur intensités.
    Il avait côtoyé beaucoup de peur animal, mais c'était la première fois que la complexité d'une émotion humaine étrangère se frottait à son pouvoir, et il cru bien se laisser dominer.
    Pourtant il se rappela que ces peurs n'étaient pas les siennes, qu'elles ne lui appartenaient pas. Qu'il devait les apaiser pour le bien de la jeune femme.

    On ne guérit pas un esprit. On le soigne, peut être un peu, mais il est le seul à pouvoir se guérir. Le seul à pouvoir se reconstruire sur l'étendu de ses propres ruines.
    Thélador le savait. Il pouvait apaiser ses peurs, les rendre plus petites, plus lointaines, mais tant que la jeune femme ne se déciderait pas à les combattre elle même, elles existeraient toujours.
    Il ne pourrait lui offrir qu'un simple repit.
    Mais c'était déjà ça.

    Il fit donc face à ces fantômes qui n'étaient pas les siens et les domina. Il les renvoya dans un coin de cet esprit féminin, tout en rependant une vague d'apaisement puisé en lui même.
    Il sentit le corps tendu de la torturé se détendre contre lui. Il l'attrapa dans ses bras, la serra contre lui, continuant de puiser dans son pouvoir pour la calmer et y ajouta la voix ;

    -Doucement, c'est finit, c'est finit... Personne ne va plus vous faire de mal, je suis là, voilà calmez vous, tout est terminé, je veuille sur vous... Tout va bien.

    Son coeur à lui battait trop fort. Ses paroles étaient autant pour elle que pour lui. Il devait faire abstraction de ce qu'il avait perçu en elle, toute cette peur, cette douleur qui l'avait envahit, et dont il peinait à se dépêtrer.

    *Bon sang, un corps humain ne peut pas survivre à ça ! *





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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeDim 15 Avr - 12:31

    Crystal donnait des coups en tous sens et encore plus quand elle sentit qu'on voulait l'immobiliser. Elle frappait avec la force du désespoir mais évidemment, affaibli et n'ayant jamais été bien forte, il eu le dessus rapidement. Alors les images surgirent. Des larmes douloureuses continuaient de sillonner son visage effaré. La douleur était inscrite dans sa chair et son esprit. A présent elle n'avait plus besoin de sentir la lame s'enfonce dans sa peau pour ressentir la souffrance qui accompagnait ce geste. Imaginez donc un peu de revenir dans ces souvenirs. Oui, elle revivait une seconde fois les mêmes scènes. Elle finit par cesser de se débattre mais hurla, totalement sous l'emprise de son passé encore trop récent. Comment en était-elle arrivée là ? La réponse était simple :

    Au début de son "séjour", elle avait serré les dents, les avait maintes fois bernés et menés en bateau même si ça sous entendait les pires douleurs quand ils comprenaient le subterfuge mais petit à petit, la souffrance endurée devenait insoutenable. Avait-elle laissé filer des informations capitales ? Non, ou du moins sans importance l'espérait elle mais qui sait ce qu'ils avaient pu utiliser pour la faire parler. Généralement, elle s'était mise à hurler, à divaguer et dans les rares moments où elle était encore maîtresse d'elle même, elle avait provoqué sa tortionnaire. Mais elle savait aussi qu'il y a des moments où elle avait supplié qu'on l'achève. Même la Mort ne lui vint pas en aide. Elle avait donc subi jusqu'à que l'inconscience la prenne pour un court moment de répit. Quand elle reprenait finalement conscience, s'était alors pour affronter le froid, la peur, la solitude et le désespoir mais la chevalière se souvenait. Elle se souvenait de celui qu'elle aimait et qu'elle devait se battre pour le revoir alors elle tenait le coup. Mais la folie l'a rattrapa et la gagna peu à peu. Il y avait même des moments où, alors que la tortionnaire abattait sur sa chair à vif toutes sortes d'outils de torture, elle ne réagissait plus comme si rien ne se passait. Elle partait parfois dans des crises de colères incontrôlables ou, de retour dans sa cellule, elle se frappait la tête contre les murs. La jeune femme pouvait être totalement calme puis la seconde d'après, devenir ingérable. Finalement, ils comprirent qu'ils n'en tireraient plus rien et la laissèrent pourrir dans sa cellule, pensant que le manque d'eau, de nourriture et la maladie la tueraient bien assez rapidement ... Effectivement, elle s'affaiblissait à vu d’œil mais, bizarrement, au lieu d'attendre sagement dans un coin que la Mort vienne la chercher, elle tournait dans sa cage, titillant le garde. Et un jour, celui ci finit par craquer. Il s'approcha de la cage, bien décidé à l'achever pour la faire taire mais il ne vit rien venir. Elle le saisit violemment et le tira avec une rare violence contre les barreaux, l'assommant à moitié et avant qu'il ne pu reprendre ses esprits, le saisit à la gorge. Le désespoir, la peur, la rage, la douleur et certainement sa folie décuplèrent ses forces. Son geôlier s'était débattu mais rien à faire et bien vite, il s'était effondré. Elle avait ramassé les clés et sans plus se soucier de lui, s'était enfuie. Le reste était flou et incertain. Elle se doutait bien qu'ils n'avaient pas sonné l'alarme et ne l'avaient pas poursuivi car à quoi cela servirait de s'épuiser inutilement à la poursuite d'un cadavre ambulant ?

    Voilà tout ce qu'avait pu ressentir en quelques secondes Thélador et par la même occasion, Crystal. Et aussi brusquement que les images étaient apparues, elles disparurent dans un coin en attendant la prochaine fois où elles pourraient submerger l'esprit de la jeune femme. Une sensation apaisante et douce prit alors leur place. Crystal ferma les yeux, se détendant en se laissant aller contre ses bras. Elle ne réfléchit pas plus et se blottit contre le torse du jeune homme pour ressentir avec plus de force cette sensation qui allégeait son esprit de plus elle se sentait en sécurité là. Au moins, Thélador pouvait se féliciter d'avoir réussi à la calmer même si des larmes silencieuses venaient humidifier sa chemise. La part de lucidité que la jeune femme avait retrouvé se demandait qu'elle allait être sa réaction face à tout ce qu'il venait de voir car après tout s'était son royaume, sa reine et sa tortionnaire qui avait fait enduré tout ça à la chevalière. Évidemment, personne n'ignorait ce qui se passait dans les cachots de la forteresse mais jamais il n'avait eu à faire à un prisonnier échappé et encore moins un qui avait été torturé. De plus, le jeune homme risquait aussi certainement sa tête en la soignant.

    Un long moment s'écoula avant que les sanglots de la femme cessent et que ses tremblements ne deviennent que simple frissons passagers. Crystal n'était pas retournée dans sa bulle pour échapper à la réalité, du moins pas encore et elle avait fini par se détacher des bras du jeune homme avec incertitude. Elle trouva même la force d'avoir honte de sa puanteur et de la crasse la recouvrant encore. Elle n'avait pas besoin d'un miroir pour savoir à quoi elle ressemblait. Son regard croisa alors celui du jeune homme. Même si cela dura une fraction seconde, il pu y discerner une étincelle de vie qui finalement ne l'avait jamais quitté ainsi que l'étincelle de sa détermination qui n'avait pas disparu. Elle baissa les yeux en détournant la tête de façon à ce que ses longs cheveux la cache :


    - Pourquoi ne m'avoir pas achevé ou laisser pourrir dans cette rue ?

    Sa voix n'était qu'un murmure mais elle résonna dans le silence soudainement pesant de la pièce. Elle était emplie de lassitude et de douleur pourtant il y avait de la reconnaissance et peut être un peu de crainte car, oui, pourquoi cet homme l'avait il ramené chez lui ? Elle avait du mal à croire que par pure bonté, il avait amené chez lui un sac d'os, puant et grouillant de vermine ainsi que malade. Ou alors s'était un ange. Mais elle n'y croyait pas.


    hrp : Voilà, comme ça tu pourras en apprendre un peu plus d'elle ^^
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Thélador Sang-perdu
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeMer 18 Avr - 20:43

    Le pouvoir de Thélador ne lui permettait pas de voir les traumatismes. Pourtant il était bien capable de reconnaître les blessures, et ce de la même façon qu'une coupure nette vous indique qu'elle a été faite par une lame et non par une paire de crocs, il était capable de sentir de quel genre de situation avait découlé les écorchures morales.

    En entrant dans le cœur de cette jeune femme, il eut l'impression d'avoir ouvert la boite de pandore... Il avait partagé toute sa peine, et même son cœur d'homme aguerrit en fut douloureusement étreint... Il y a des choses qu'il vaut mieux ignorer. Il l'avait toujours sut, mais il venait enfin de comprendre pourquoi... Var voilà ce qui est insupportable : la certitude.

    En la voyant, il avait eut des doutes, des suppositions... Mais en la touchant au plus profond de sa douleur, il avait ressentit, et il avait comprit.
    L'humiliation, la douleur, la crainte... On avait prit cette femme, et on lui avait brisé de l'intérieur. C'était aussi simple que ça... Il avait vu les lambeaux de sa confiance disséminés dans tout son être, sous la prédominance de la douleur et du traumatisme. Il avait vu la femme qu'elle avait été comme dans le reflet d'un miroir brisé, comprenant que la femme qu'elle serait demain ne serait guère plus qu'une pâle copie... Une pièce recollée, prête à se briser de nouveau au moindre petit assaut.
    Comment pouvait-on faire ça à un autre humain ?

    Thélador sentit la consternation et la colère se réveiller en lui...

      « Pourquoi ne m'avoir pas achevé ou laisser pourrir dans cette rue ? »

    -Parce que je ne suis pas d'ici, articula-t-il les mâchoires serrées.

    Il lui avait fallut cette rencontre pour le comprendre. Si ses racines venait de cette terre gorgée de sang, alors, qu'on l’abatte à grand coup de hache ! Sang-perdu peut être, mais pas Sang-cruel.

    Il poussa un largue soupir pour évacuer sa colère, et le sentiment intime de tromperie que cette terre maudite avait éveillé en lui.
    Craignant de l'effrayer par la colère qui menaçait de le prendre, il détourna le regard comme un gamin boudeur.

    -Vous méritez de vivre … Murmura-t-il dans un grincement. Mille fois plus que ces chiens ! Ajouta-t-il avec véhémence alors que son cœur se souvenait de la lame qui avait fait tomber son cheval...

    Y avait-il plus à ajouter pour répondre à cette question ? Thélador décida que non, et changea le cours de la conversation. Puisqu'elle semblait avoir reprit un semblant de force et de lucidité, il décida d'en profiter.


    -Je vous ai retouché une tunique à moi pour que vous puisiez vous changer … La coupe sera sûrement approximative, mais elle sera suffisante pour le confort que votre repos nécessite.
    Désirez vous, vous laver ?

    Laver, récurer, retirer à grand coups de savon ce qu'on avait voulut faire d'elle … Comme si tout était aussi simple
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeDim 29 Avr - 18:23

    Il y avait des choses qu’on n’oubliait pas. Jamais. Et ce qui était arrivé à la jeune femme ne partirait jamais. S’était comme une cicatrice mais en beaucoup plus fragile qui à tout moment pouvait se rouvrir et saigner abondamment. La magie n’y pourrait rien. Qu’on lui efface la mémoire que son corps s’en souviendrait toujours et que ses souvenirs reviendraient avec le temps. Mais avant cela, il fallait que l’esprit survive à cette nouvelle épreuve que le cruel destin lui avait imposée. S’était un fait, les biens matériels peuvent toujours être reconstruits ou remplacés mais pas un être vivant, hors, c’est ce qu’elle était : Un être vivant qu’on avait cherché à détruire pour obtenir des informations. Qu’avait elle fait pour mérité cela ? Pourquoi elle et pas une autre ? Le destin ? La malchance ? Même si un jour, elle trouvait la réponse à ces questions, cela ne réparera le mal qui a été fait, cela n’effacera pas les traces de son passage dans la sombre citadelle. Non. La seules et unique question qui se posait à présent était : Allait-elle y survivre et pour devenir qui ou quoi ? Une folle ? Une bête sanguinaire ? Une morte-vivante ? Seul le temps le dirait mais en attendant, revenons au temps présent avant que celui-ci ne s’égare dans les méandres du passé.

    Elle était donc là, dans les bras musclés du jeune homme, encore frémissante de ce qu’elle avait ressenti à l’instant. Attendant une réponse sans vraiment l’attendre car elle n’était pas certaines qu’il l’eu entendue. Ses yeux bleus restaient fixer sur un point alors qu’il n’y avait rien. Que pouvait ressentir le jeune homme face à ça ? Allait il l’a ramené là bas ? Pouvait-elle lui faire confiance ? Quels dangers lui faisait-elle courir ? Oui, sa conscience revenait petit à petit, certainement grâce aux pouvoirs du jeune homme qui avait su repoussé sa douleur mais … Combien de temps durera ce répit ? Il était dur de prévoir mais il ne serait certes guère loin, s’était une certitude.


    -Parce que je ne suis pas d'ici.

    La jeune femme redressa lentement la tête pour l’observer de ses yeux mornes. Son regard était braqué fixement dans celui du jeune homme, tellement qu’il en était certainement angoissant car rien ne trahissait les émotions de la victime. Et pourtant, ses mêmes yeux si riant, si pétillant de malice et de vie avait fait chaviré plus d’un cœur. A poser ainsi son regard brulant, elle cherchait à déceler le mensonge … Il n’était pas d’ici ? Pourtant, il avait une maison en pleine construction, un cheval. Tout portait à croire qu’ici était sa demeure. Mais la martyre comprit. Non, il n’était pas d’ici, dans son cœur, il appartenait à une autre terre, à d’autres paysages. Il ne venait pas de cette terre rongée par la haine, la cupidité, la peur et la douleur. Alors s’était ainsi … Elle finit par détourner la tête afin de ne pas incommoder son hôte qui venait de pousser un profond soupir. Était-il de soulagement ou quelque chose d’autre ? Elle ne savait pas mais en tout cas, elle ressentait sa colère, profonde, terrible. Avait-elle éveillé ce torrent furieux ? Était ce là la solution pour que les peuples se soulèvent contre Rowena ? Montrer les martyres pour éveiller ce sentiment profond que rien n’arrête ?

    -Vous méritez de vivre … Mille fois plus que ces chiens !


    Un discret et court sourire illumina un instant les traits tirés de la jeune femme. Vous méritez de vivre … Il n’était pas le premier à lui avoir répondu ses quelques mots. Pourtant, le destin semblait pourtant s’acharner sur la sienne et la mort la tenait aux creux de sa main comme un oisillon tombé de son nid mais prêt à l’étouffer pour l’achever.

    -Je vous ai retouché une tunique à moi pour que vous puisiez vous changer … La coupe sera sûrement approximative, mais elle sera suffisante pour le confort que votre repos nécessite.
    Désirez vous, vous laver ?



    La chevalière reporta son attention sur lui … Avait elle vraiment envie de voir ce corps dévasté ? Affronté ce corps repoussant qu’elle devait avoir maintenant ? Qui allait lui dire qu’elle était belle à présent, digne d’une princesse avec ses cheveux sales et pouilleux et ses marques sur son corps ? Elle eut alors un long moment d’absence, luttant contre l’envie de retourner dans son cocon protecteur mais le désir de vivre pour le moment était plus urgent que celui de se protéger et elle hocha la tête en guise de réponse.

    Alors elle tenta de se lever, de remettre en branle ses muscles faibles et endolories. La seule chose qu’elle réussit à faire, s’est de s’épuiser sans même arriver à se redresser. Elle pouvait tout au plus, lever les bras et bouger ses mains mais ses jambes refusaient de la porter. Si elle avait réussi à sortir du lit, s’était uniquement grâce à l’adrénaline qui avait compensé le reste mais à présent, elle était d’autant plus épuisée. Elle baissa la tête, honteuse de sa faiblesse. Elle l’avait toujours détesté car elle avait toujours manqué de confiance en soi et tout ses failles étaient prises comme une attaque personnelle contre elle-même mais là … Elle n’était plus rien et cette réalité mordante n’arrangeait en rien son état. La voilà même obligé d’avouer à vive voix qu’elle était à présent incapable de se lever. S’était humiliant, rabaissant. Et se fut presque dans un murmure inaudible qu’elle lui fit part de son problème :


    - Je ne pu me lever … Je ... J'aimerai me laver mais ... Je ... Je peux pas ... le faire seul.

    Et cela voulait également dire qu’elle ne pourrait se déshabiller seul ni même se laver. La voilà ramené au rang d’handicapé et de fardeau, tout ce qu’elle avait toujours refusé d’être. Des larmes silencieuses vinrent alors trahir les sentiments que son regard ne pouvait exprimer.


Dernière édition par Crystal le Mer 23 Mai - 20:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeSam 5 Mai - 8:33

    Il la regarda se mettre en mouvement, et en fut content. L’une de ses plus grandes craintes était de la revoir « chuter », comme il l’avait retrouvé… Avec cette voix de petite fille, tellement en désaccord avec son corps de femme.

    Mais non. Elle semblait « stable ». Pour combien de temps ? Il fallait qu’il lui fasse confiance pour que cela soit le plus permanant possible…

    Quelque chose n’allait pas. Et de fait… Il avait sous estimé l’épuisement de son corps. Elle ne pouvait se mouvoir seul.

    Avec toute la force dont il était capable, il ravala un flot de jurons. Certes, elle n’y était pour rien mais quand même … S’il devait devenir une aide à domicile, cela voulait dire que … Il devrait être pour l’aider à se déshabiller !

    Diantre ! S’il avait su qu’il se retrouverait dans une situation si gênante !


    *Bon … Thél, tu as déjà mit les mains dans les profondeurs d’une jument pour en extraire un poulain, tu ne vas pas te faire ton prude devant une simple femme ! *

    Il avait beau s’encourager mentalement, il n’arrivait pas à se convaincre lui-même. Sérieusement, cette femme avait subit les pires sévices qu’il soit, comment pouvait-elle encore avoir une once de confiance ?
    Elle allait forcement penser qu’il tenterait à un moment où à un autre d’abuser de la situation !

    Par tous les dieux, rien n’était donc là pour lui facilité la tâche ?!

    Gêné, autant par les larmes discrètes de la jeune femme, que par la délicatesse de leur situation il tenta d’apaiser ses peurs d’un ton penaud :


    -C’est normal vous savez… Vos jambes sont encore très fatiguées, mais … Ce n’est pas permanant. Vous n’avez pas de séquelles assez grandes pour que ce soit permanant. Juste le temps de reprendre du poil de la bête et d’un peu de rééducation.

    Il tenta de lui sourire pour lui redonner l’espoir.

    -Je vais vous aider d’accord ?

    Il s’approcha. Il fallait bien qu’elle prenne une douche. Ce manque d’hygiène allait, sinon, se montrer très préoccupant pour sa santé.

    -Je vais faire chauffer l’eau d’accord ? Après, je viendrais vous chercher, et je aiderais. Vous me faites confiance ?

    Il avait usé de son ton le plus amical, pour la convaincre. Il craignait qu’elle ne se montre hésitante, voir qu’elle refuse.

    Dans ce cas … Il devrait user de la force pour l’obliger à se laisser soigner. Non … Décemment, il ne pouvait s’y résoudre !

    Peut être la droguer un peu alors… ? Il ne préférait pas y penser.
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeMer 23 Mai - 20:03

    Si son séjour lui avait appris quelque chose, s’était à décrypter les visages et les intentions des personnes l’entourant. Elle put donc facilement deviner la gêne qu’elle occasionnait à son hôte s’en parler de la position délicate où il se trouvait à présent. La jeune femme s’en voulait, terriblement … L’idée l’effleura de retourner dans son monde éloigné de tout mais ça n’allait pas faciliter la tâche au jeune homme alors elle écarta cette pensée en serrant les dents et essuya ses larmes. Elle devait vivre ! Si ce n’était pas pour elle qu’elle le faisait, se serait pour revoir Ren … Un long sanglot la parcouru à cette pensée, qu’est ce qu’elle aimerait être là, dans ses bras. En sécurité. Entouré d’Amour. Plus de lames. Plus de peur. Plus de douleur.

    - C’est normal vous savez… Vos jambes sont encore très fatiguées, mais … Ce n’est pas permanent. Vous n’avez pas de séquelles assez grandes pour que ce soit permanent. Juste le temps de reprendre du poil de la bête et d’un peu de rééducation.

    Crystal l’observa à nouveau droit dans les yeux pour être certaine que ce n’était pas un vil mensonge créer pour la calmer comme les mensonges qu’avait proférés la tortionnaire pour lui faire lâcher prise. Elle hocha donc la tête et sécha ses larmes. S’est vrai, il fallait qu’elle se batte jusqu’au bout. Elle ne pouvait plus faire marche arrière mais elle pouvait rebondir. Non. Elle devait rebondir. Et tuer cette femme, la Reine rouge et son chien de garde.

    -Je vais vous aider d’accord ?


    Elle reporta à nouveau son attention sur lui, craintive alors qu’il s’approchait mais bien vite, elle vit que se n’était pas pour l’attacher ou la ramener en enfer. Il parlait gentiment, ses gestes étaient calmes et posés. Elle ne ressentait aucune crainte envers lui. Il ne lui voulait pas de mal. Il voulait l’aider. Il était son ami … Pour le moment. De plus, la tortionnaire n’avait pas mis en application des tortures sexuelles sur elle et les gardes ne l’avaient pas touchée donc elle n’éprouvait aucune peur relative aux hommes.

    -Je vais faire chauffer l’eau d’accord ? Après, je viendrais vous chercher, et je aiderais. Vous me faites confiance ?


    Elle hocha à nouveau la tête sans hésitation. La jeune femme sembla avoir perdu l'usage de sa langue mais, il était plus certain d'avancer qu'elle s'était plutôt bourrée le crâne à en dire un minimum pendant sa détention, raison pour laquelle elle ne gaspillait pas sa salive. Des questions. Encore des questions. Toujours des questions. Elle n'en pouvait plus. Elle avait envie de ne plus rien entendre et de sentir mais s'était impossible. Elle ferma les yeux. Elle savait bien qu’elle ne pouvait faire tout ça toute seule et même si s’était un homme, elle n’avait pas peur de lui et sentait bien qu’il ne chercherait pas à abuser d’elle … Du moins pas dans l’état actuelle des choses.
    La chevalière le regarda s’éloigner vers la salle de bain avant de commencer à essayer de se déshabiller seule. Au final, elle trouva une manière plus simple qui lui épargna bien des efforts et des gémissements étouffés. Elle déchira le reste de sa tunique. De tout façon celle-ci était irrécupérable et bonne qu’à aller alimenter le feu dans la cheminée car elle était pleine de parasites et sale ainsi que puante. Même la jeune femme fit une mine dégoûtée et se sentait déjà bien mieux sans ça. Elle garda par ailleurs par soucis de pudeur ses sous vêtements et croisa les bras sur sa poitrine en grelottant légèrement de froid et de fatigue. Elle se recroquevilla même comme un petit animal. Ainsi en position fœtale, elle se sentit un peu mieux et elle s'assoupie finalement.

    Les pas de l’homme la firent se redresser en sursaut. L’espace d’un moment, elle crut qu’elle était de retour dans les cachots sombres et que la tortionnaire revenait une nouvelle fois la chercher avec pleins de nouvelles idées en tête à tester. Elle gémit de douleur, ayant l’impression qu’on lui martelait la tête. La surprise une fois passée, Crystal plongea son regard dans celui du jeune homme et annonça d’une petite voix mais celle-ci, bien adulte et féminine malgré l’hésitation :


    - Mon nom … c … c’est Crystal … Je suis … ou … j’étais chevalière d’Edelweiss.
    Elle marqua une courte pause avant d'enchainer d'une voix plaintive. Je vous en pris ... Plus de question ...

    S’était le dernier test. La dernière ligne à franchir pour voir si à la mention de son nom ou de son royaume, il n’allait pas lui sauter à la gorge. Après tout, il pouvait être animé par la vengeance et il avait une occasion parfaite de s’occuper de son cas ici et maintenant. Elle n’aurait pas la force de se défendre, elle le savait. Alors elle attendit une réaction de sa part.
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Thélador Sang-perdu
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeMer 23 Mai - 21:33

  • Thélador s’éloigna. Il avait les jambes flageolantes … Il réfléchissait à toute allure en allant faire chauffer l’eau.

    Il allait voir une femme nue. Pour la première fois de sa vie. Etrange … Cette première, il l’avait imaginé autrement…

    Il fit couler l’eau dans ce qui lui servait de baignoire. A vrai dire, il s’agissait d’un caisson de bois, ovale. On pouvait y tenir à genoux, mais certainement pas allongé.
    Il se lavait toujours très rapidement pour sa part… Cette grande bassine ne permettait q’une sorte de toilette de chat amélioré et il espérait que ça suffirait… Il n’avait pas plus confortable à lui proposer de toute façon…

    L’eau coula. Il n’en remplit qu’un faible fond. Elle avait encore de nombreux bandages. Il voilait donc éviter de l’immerger trop profondément. Cela voulait aussi dire qu’il allait devoir l’assister jusqu’au bout pour se laver…

    Il respira un grand coup. Ferma les yeux en pestant. Il pouvait essayer de compter sur son état de choque pour qu’elle ne remarque pas son mal aise, mais … Il doutait fortement de cette chance.

    *C’est elle qui devrait être la plus génée… Et puis … J’ai pas le choix de toute façon a moins que … *

    Oui, il pouvait peut être demandé à une voisine ! Quelqu’un de confiance … Il réfléchit. Pas un seul nom ne lui vint en mémoire…C’était bien sa veine…
    Il se mordit la lèvre, anxieux. La « baignoire » était assez pleine… Ce qu’il voulait dire qu’il allait devoir se jeter à l’eau.

    Son cœur tambourinait comme un diable dans sa poitrine, il en avait les oreilles rougies avant même de passer le pas de la porte… Dans la pièce, une surprise l’attendait. La jeune femme avait déjà hotté ses vêtements pour ne laisser que le strict minimum.

    Son souffle se bloqua dans sa gorge, et il pivota rapidement, pour lui tourner le dos et que son regard devis de cette vision profane.

    -Désolé … j’aurais dû frapper avant d’entrer. S’excusa-t-il confus.

    *Alors là bravo Thél … Ca c’est une attitude très courageuse ! Et tu comptes la transporter comment si tu ne peux pas la regarder en face ?!*

    Il avait envie de partir en courant, mais se força à se retourner vers elle… Le regard soigneusement braqué sur un petit détail que formait le bois du lit. Un silence plana avant qu’il ne relève timidement le regard vers elle… C’est alors qu’elle se présenta comme une chevalière d’Edelweiss …

    La mâchoire du palefrenier manqua de se décrocher. Et voilà … Non seulement il se retrouvait avec une femme à moitié nue devant lui, dans la situation la plus délicate qu’il soir, mais en plus elle était du champs ennemi !
    Il allait avoir toute la garde de la reine sur le dos… Génial ! Elle en avait d’autre des bonnes nouvelles comme ça ?!

    La surprise passée, il reprit contenance. Et comme elle lui demandait de ne plus poser de question il répondit, toujours aussi mal à l’aise de leur situation, un simple : d’accord.

    Puis il toussa. Se passa une main sur la nuque.

    -Moi … Moi c’est Thélador… Je suis … Je suis de … Nulle part à vrai dire.

    Ajouta-t-il, bredouillant.
    Puis, il inspira profondément, et s’approcha. Il avait décidé de se concentrer uniquement sur ce qu’il devait faire… Oublier qu’elle était une femme, et donc, par définition un être du sexe opposé pouvait susciter chez lui des réactions biologiquement incontrôlable… cela dit… L’odeur et son corps squelettique aidait à faire abstraction de ce détail.
    Il avait plutôt pitié qu’envie d’elle… Pour le moment.

    Sans un mot, il glissa un bras sous ses jambes et la souleva. Avec toute la précaution dont il était capable il l’amena dans ce qui lui servait de salle de bain.

    Il la déposa doucement dans la « baignoire », faisant fit du fait qu’elle portait encore ses sous vêtements tout en lui expliquant :

    -Vous allez rester accroupi, et je vais vous aider à vous savonner… Il faut faire attention aux bandages. Ne pas trop les mouiller… Je les referais après de toute façon.

    Il jeta un regard anxieux autour de lui… C’est bon, il n’avait pas oublié les seaux d’eau tièdes pour la rincer. Il en approcha un puis releva ses manches. La confiance le gagnait.

    -Essayons de faire ça vite, que vous n’attrapiez pas froid.

    Sur ce, il s’agenouilla et attrapa les deux éponges.

    -Pour les parties plus …
    Il toussa fortement.

    -« Intimes », je vous laisserais les faire à la fin, quand j'irais chercher vos nouveaux vêtements, et de quoi refaire les bandages …

    Il se glissa dans son dos et commença à la laver doucement, aux endroits les moins accessibles. Rapidement, l’eau devint sombre… Il se félicita d’avoir pensé à apporter des seaux d’eaux claires et tièdes.

    Finalement, cela n’avait pas été si dur … Il termina en lui lavant généreusement les cheveux. Et ce fut finit pour sa participation … Il se leva, les genoux engourdit par sa position et annonça.

    -Je vous laisse finir … Je vais chercher une serviette et les vêtements de rechanges.

    Sur ce, il quitta la pièce à grandes enjambées. Presque fière d’avoir réussit cet épreuve.

    mp: voilà j'espère que tu m'en voudras pas j'ai avancé un grand coup en expliquant toute la douche. Je te laisse gérer la suite; séchage, bandage et rhabillage, voir même retour dans la chambre ^^

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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeMer 6 Juin - 14:15

    La jeune femme n'avait plus rien dit suite à cela. Il n'avait qu'à peine réagi au fait qu'elle était du camps adverse, elle lui fit donc confiance mais pour le reste, cela se passa dans un état second pour elle, trop fatigué pour réfléchir correctement ou se sentir embarrasser. Elle avait juste l'impression d'être un poids mort et se demandait sans cesse pourquoi elle vivait encore ... Elle était certaine du chose, si elle gardait de trop grandes séquelles, elle mettrait fin à ses jours dès que possible. Il était hors de question qu'elle soit une charge pour les autres. S'était d'ailleurs aussi une des raisons pour laquelle elle sembla évoluer dans un autre monde pendant tout le temps de l'opération. Elle fit ce qu'on lui demanda. La chevalière ne pouvait plus lutter contre la volonté des autres de plus, elle avait encore une vague conscience que cet ordre était pour son propre bien.

    Quand le jeune homme revient finalement, elle essayait désespérément de sortir seul de l'eau qui avait bien refroidi et était d'une couleur plus que douteuse. Il n'eut donc d'autre choix que de l'aider et finit bien vite trempé à son tour. Enveloppé dans sa serviette, Crystal ne disait toujours pas un mot mais elle se sentait bien mieux. Ce n'était pas encore la grande forme mais s'était son premier depuis quoi ? Un mois ? Deux ? Elle avait le ventre plus plein que quand elle était arrivée dans sa geôle. Elle avait juste besoin de dormir mais ses cauchemars ne lui permettaient pas de se reposer correctement mais dans l'ensemble, s'était positif. Elle dégageait à présent une odeur convenable malgré que certains relents ne partiraient pas avant plusieurs autres bains. Ses cheveux ternes avaient retrouvé un peu de leur brillance d'antan et son visage reprenait un peu de couleur également.

    Voyant bien que l'ex-prisonnière ne faisait pas un geste non plus pour se sécher, l'homme se résigna à faire cela également, la frottant avec douceur. Elle ne réagit toujours pas mais ferma les yeux, se laissant porter par la chaleur qu'elle n'avait reçu depuis longtemps puis ils passèrent à l'étape de l'habillage ce qui se releva bien plus compliqué que tout le reste bien que Crystal fit son possible pour l'aider mais chaque mouvement trop brusque lui tirait des gémissements douloureux, l'épuisait et certains positions comme lever un bras lui était quasiment impossible.

    Finalement après une longue bataille, elle se retrouva plus décemment vêtue ... Du moins plus proprement car bien que la chemise et le pantalon avait été retaillés grossièrement, la chemise à elle seule faisait plus une robe plus ou moins décolletée et le pantalon tombait facilement car elle avait perdu bien trop de poids. Elle ne garda donc que la chemise par dessus laquelle il lui mit gentiment une couverture voyant bien qu'elle grelottait.

    Il la raccompagna donc jusqu'à la chambre et elle l'observa jeter ses vêtements dans le feu qui crépita violemment avant de redevenir paisible. La jeune femme n'avait plus la force de rester debout et, avisant le fauteuil près du feu, alla s'y réfugier. Elle se roula en boule comme l'aurait fait un chat et poussa un profond soupir en fermant les yeux.
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeSam 16 Juin - 16:47

Les jours passèrent.

Une semaine et demi à peine, qui s’écoula pourtant pour Thélador comme un an entier. Non pas que le temps s’était mit à ralentir en présence de la jeune femme, bien au contraire, mais il avait l’impression que cette semaine avait marqué sa vie d’un profond changement qui l’influencerait pour des années encore.

Jour après jour, il s’était éveillé plus déterminé encore que la veille. Déterminer à quoi ? A la faire survivre. Déterminer à chasser du corps de cette femme la douleur. Déterminer à la remettre debout, comme il l’avait fait avec tellement d’animaux déjà…

Pourquoi ? Lui-même ne le savait pas vraiment. Il courrait un risque qui aurait pu lui coûter la vie, et pourtant … Pourtant il s’entêtait à l’aider et à stimuler.
Peut être son geste n’était il que le fruit de la volonté de faire quelque chose de bien et d’honnête. Peut être préférait-il sa compagnie silencieuse, à celle austère de ses compères. Peut être, y avait-il d’autres raisons, qu’il refusait de s’avouer…

Mais quoi qu’il en soit, il fut là pour elle. Non comme un père, ou un amant, mais simplement comme un serviteur dévoué. Elle était chevalière, d’une autre nation certes, mais chevalière quand même. Et cela même sa faiblesse physique, n’arrivait pas à le faire oublier à Thélador.
Il n’eut pas la moindre remarque déplacée, ou désobligeante. Il se comportait avec un respect accru, et une précaution toute particulière. Attentif à ses désirs quand elle en exprimait un, veillant à lui offrir le plus de confort possible, malgré la simplicité de sa cabane.

Il se découvrit presque méticuleux dans les choix des ingrédients quand il s’agissait de lui faire à manger, et exigeant avec la propreté et l’hygiène qu’il pouvait lui offrit.
Lui qui ne s’était jamais encombré l’esprit par la cuisine où le ménage, changea du tout au tout pour lui offrir le meilleur. Tout ce qui pouvait accélérer sa guérison, stimulée son attention, amélioré son confort, était devenu la priorité de Thélador.

Il avait presque cessé de vivre pour lui-même. Au contraire, il avait retrouvé cette vieille veine en lui qui l’avait toujours poussé à s’offrir corps et âme à un maitre, et il s’en sentait heureux et serein.
Il n’était pas fait pour vivre seul. Pour vivre pour lui-même. Il n’était rien sans un main au dessus de lui qui lui disait ce qu’il devait faire. Servir et protéger. Voilà pour quoi il était fait. Et c’est ce qu’il re-découvrit cette semaine là…

¤¤¤¤¤¤¤¤¤


Il toqua à la porte. Attendit l’autorisation d’entrée, puis s’introduit dans la pièce. Il portait son repas à la chevalière. Depuis peu, elle avait reprit assez de force pour qu’il passe des simples soupes ou bouillons à des ragoûts encore plus nourrissants.

Il s’avança, et s’arrêta au milieu de la pièce.

-Votre repas. Annonça-t-il, attendant d’elle l’indication ou l’ordre de le reporter à la cuisine si elle n’avait pas faim, ou de l’apporter dans le cas contraire.
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeDim 17 Juin - 10:34

    Les jours passèrent.

    Long, monotone et douloureux. Chacun était un nouveau combat contre elle-même. Vivre. Pourquoi devait-elle vivre avec cette peur, avec cette affreuse souffrance dans sa tête et sa poitrine ? Pourquoi vivre avec ses cauchemars incessants ? Et à chaque fois elle avait fixé son regard vers le dehors. Parce que s’était son destin. Parce que si elle survivait à cela, elle serait plus forte et capable d’accomplir son rêve. Parce qu’il y avait encore des personnes qui attendaient son retour et qu’elle ne voulait pas décevoir.

    Petit à petit, la jeune femme s’était sentie bien mieux, comme si une nouvelle vie parcourait ses veines. Elle avait pu commencer à refaire des gestes qu’elle n’aurait même pas pu imaginer faire quelques jours plus tôt. Ses cheveux avaient retrouvé un peu de leur force et vitalité. Elle n’était plus aussi maigre malgré qu’on pu encore lui compter les côtes à l’œil nu. Mais son regard restait terne et lointain. Parfois, quand un mot éveillait un souvenir heureux, une étincelle apparaissait dedans, scintillant comme un espoir mais qui disparaissait trop vite pour qu’on puisse vraiment y croire. Le plus inquiétant restait son presque mutisme. Dès qu’une question lui était posé, elle se refermait tel une huître et hochait la tête tout au plus. Tout ce qui ne nécessitait pas une réponse orale obtenait une réponse gestuelle. Et quand elle parlait, ce n’était que des phrases courtes où elle était obligée de museler ses démons. Pendant toutes ses semaines de retentions et de torture, cela avait été son seul objectif : ne rien dire, quoi qu’il advienne.

    D’une autre part, petit à petit, la chevalière reprenait contact avec le monde extérieur. Elle se rendit compte de tous les efforts faits par le jeune homme pour la soutenir ou s’occuper d’elle. Quand elle s’en était rendu compte, elle avait tout bonnement refusé quoi que se soit venant de lui, pensant que s’était pour l’amadouer pour qu’elle parle ou parce qu’il la considérait trop comme une handicapée. Mais elle avait vite compris que les deux n’étaient pas le cas car s’il lui restait quelque chose, s’était bien de pouvoir discerner les sentiments dans le regard des gens. Et elle avait lu dans le sien tellement de désespoir et de douleur quand elle avait tout arrêté que cela lui avait fait comprendre qu’il ne faisait pas ça dans son propre intérêt mais pour elle, que lui aussi attendait d’elle qu’elle se batte jusqu’au bout. Alors elle avait commencé à faire des efforts.

    La jeune femme avait commencé à faire des exercices par elle-même dès qu’elle était seule dans sa chambre. Se lever. Marcher. Lever le bras. Tout ça était devenu une autre forme de torture. Chaque fois qu’elle n’y arrivait pas était un nouveau coup pour son esprit mais elle tenait bon car chaque fois qu’un exercice était réussi, s’était vécue comme une victoire personnelle. Elle avait commencé à pouvoir se laver seul, chose qui semblait toujours incommoder Thélador voir même plus encore et maintenant qu’elle revenait petit à petit à la vie, cela la gênait aussi. A chaque fois qu’il apparaissait dans l’entrebâillure de la porte, au lieu de continuer à fixer l’extérieur, elle tournait son visage et lui souriait doucement, le remerciant d’être toujours là et de toujours prendre soin d’elle.

    Mais, ils étaient toujours là : ses démons tapis dans l’ombre. Ils attendaient sagement la journée comme s’ils avaient peur de l’homme mais dès que le soir venait. Dès que les lumières étaient éteintes. Ils assaillaient l’esprit de la jeune femme. Elle restait donc éveiller une bonne partie de la nuit, à batailler contre eux, à essayer de les repousser mais ça finissait souvent quand elle décidait de se lever et d’aller se rouler en boule près de Thélador. Alors les démons se faisaient tout de suite plus doux et plus lointain. Mais dès que le matin apparaissait, elle retournait dans son lit comme si de rien n’était. Etait ce pour ne pas gêner l’homme ou pour ne pas l’inquiéter ? Elle ne savait pas, elle ne savait même pas s’il avait conscience de sa présence la nuit. En tout cas, il n’avait rien dit, et qui ne dit rien est consentant n’est ce pas ?

    Ce matin n’échappa pas à la règle. Son regard était tourné vers la fenêtre quand résonna les coups familiers contre la porte. Elle le laissa entrer. Jamais il n’était entré quand elle ne l’avait pas voulu. Jamais il n’avait eu de paroles ou de gestes déplacés. Jamais il ne l’avait forcé à quoi que se soit. Elle lui devait tellement mais … ça ne pouvait pas durer.

    Elle lui adressa son petit sourire alors qu’il entrait dans la pièce et qu’il s’arrêtait comme toujours au milieu de la pièce en annonçant :

    -Votre repas.

    Elle hocha la tête, l’acceptant. Comme d’habitude, il vient s’asseoir près d’elle et l’observa manger en silence, guettant pour voir ce qu’elle appréciait ou non. Crystal, quand à elle, mangeait en silence, savourant chaque cuillère comme si s’était la dernière puis quand elle eut fini, Thélador lui reprit son plan pour le ramener dans la cuisine et pour la première fois elle l’arrêta en lui attrapant la manche. Une fois sur qu’il ne partirait pas, elle se rassit, inspirant un bon coup pour se donner du courage car généralement, elle ne parlait que quand il y avait une question, jamais par propre initiative :

    - S’était très bon. J-je vous dois beaucoup mais … mais vous devez penser un peu à vous. V-vous devez certainement avoir un travail, des amis … Vous ne pouvez pas rester enfermer rien que pour moi … J-je ne crains rien alors … faite ce que vous avez à faire.

    L’homme sembla comprendre. Et pendant les jours qui suivirent, la jeune femme redoubla d’effort. Le matin, étant la première levée, elle avait commencé à faire leur petit déjeuner. Ses gestes familiers la rassuraient, l’apaisaient. Elle commença à faire le ménage également. Tout cela la re-musclait et lui permettait de se sentir utile et moins redevable à l’homme qui avait tant fait pour elle. Le soir, quand il revenait, elle l’attendait sagement dans la petite maison propre et rangé avec un bon repas sur le feu et lui souhaitait un bon retour. S’était devenu une occupation, ces moments ne lui rappelaient pas la guerre et la douleur alors ses démons étaient repoussés un peu plus loin dans son esprit.

    Mais les semaines avaient pris l’apparence d’un mois et cet appel au fond d’elle ne se taisait pas. Se désir de rentrer vers les siens. De revoir les êtres lui étant chers. Un soir, elle ne pu plus contrôler le cri au fond d’elle. Elle se leva à pas de souris vers le salon. Thélador dormait profondément semblait il. Elle contempla un moment ce visage paisible, gravant chaque trait pour que si un jour elle recroisse son sauveur, qu’elle puisse lui montrer toute sa gratitude. Crystal éprouva une pointe de mauvaise conscience de partir comme une voleuse mais elle n’avait pas la force de lui faire ses adieux et de ne même pas pouvoir le rembourser pour tout ce qu’il avait fait. Finalement, elle prit du papier, une plume et un peu d’encre et commença à écrire ses mots :

    « Il y a une fin pour tout. Grâce à vous, la mienne a été remboursé. J’aurai voulu vous montrer ma gratitude, ma reconnaissance pour tout ce que vous avez fait pour moi mais je ne pu rien faire … J’espère que nos chemins se recroiseront un jour mais je dois partir … Il y a des personnes qui espérèrent encore mon retour. Il y a encore des choses que je dois faire et que je peux faire grâce à vous. Je n’oublierai jamais votre geste et si un jour vous eusse besoin de quoi que se soit, n’hésitez pas à venir me chercher.

    Je vous souhaite encore de longues et belles années devant vous. Trouver votre voix.

    Crystal. »

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Thélador Sang-perdu
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeMar 19 Juin - 17:41


Mp : Tu es prête à chialer ? Mouhaha


Une intuition, voilà ce qui tira Thélador de son sommeil. Une étrange intuition, qui le fit froncer les sourcils et grommelait.
Un réveil comme s’en serait bien passé… Il se leva, se frotta les yeux. Il repassant en mémoire les événements de la veille… Non, il n’avait rien oublié. Alors, pourquoi cette étrange impression ?

Il secoua la tête et chassa l’idée. Il devait s’occuper de la chevalière, et n’avait pas le temps de penser à autre chose…

Il se mit à la tache, après avoir constaté que le levé du soleil était déjà assez avancé et qu’elle devait l’attendre.

Il marmonna contre lui-même. Si elle était déjà réveillé et qu’elle l’attendait, c’est qu’il avait commit la faute de trop dormir !

Il s’activa, et s’avança vers la porte. Il toqua. Personne ne répondit. Il en conclu qu’elle n’était pas réveillée. A pas de loup il recula, et alla s’afférer ailleurs en attendant…

Une heure passa, elle n’avait toujours pas donné le moindre signe d’eveil. Et pendant ce temps, l’intuition avait gagné tout l’être du palefrenier jusqu’à lui en tordre les trippes…

Il jeta un coup d’œil à la porte, déchiré un instant entre cette maudite impression qui le forçait à aller voir, et son sens de l’autorité qui lui en interdisait l’accès sans la permission de la dame.
Il toqua de nouveau. Rien. Le nœud à son estomac se resserra. Il franchit la porte, réfléchissant à ses excuses lorsqu’elle lui demanderait ce qu’il faisait là.

Mais il n’en eut pas besoin. Dans la chambre, le lit était vide.

Il se figea, et le regarda longuement sans le moindre geste, comme si il espérait que les draps se soulèvent pour dévoiler sa silhouette… Mais rien. Juste le vide.

Par instinct, il pivota, et la chercha dans la pièce. Il était bien seul. L’intuition s’était muée en certitude dans sa poitrine, et un instant, il chercha à reprendre son souffle.

Enfin, il trouva le mot, écrit d’une main qu’il devinait tremblante par l’irrégularité des lettres…

Sa lecture ne lui apprit rien de plus que son cœur n’avait déjà comprit… Dans un geste las, il s’assit sur le lit et plongea son regard dans le vide.

Partie. Pour de bon. Sans lui. Sans un adieu véritable. Juste quelque mots, comme si elle avait eu peur qu’il lui en veuille. Comme si elle avait eu peur qu’il la retienne.

Etait-ce le cas ? Oui … Non … Peut être. Il n’arrivait pas à réfléchir. Tout ça était trop soudain… Il plonge sa tête entre ses mains et laissa son esprit analyser tout ca. Tout ces mois passé à l’aider, à la guérir, qui les avaient guidé vers ce jour petit à petit. Jour après jour.
Un moment passé ensemble, pour marché vers une séparation qu’il avait toujours su inévitable.

Il l’avait toujours su, que le dénouement serait celui là. Alors … Pourquoi avait-il mal ? Pourquoi, brusquement il se sentait abandonné ?

Il n’eut pas le moindre geste, pendant des heures durant, il resta là, assit sur le lit, la tête entre les mains, et cette solitude étroitement enveloppée sur ses épaules voutées.

A un moment, son estomac implora à mangé. Mais il n’avait pas le cœur pour se faire la cuisine… Quand enfin il se leva, ce fut pour errer, sans but d’une pièce à l’autre, le regard vague.

Ce qu’il ne s’avouait pas, c’est qu’il espérait qu’elle revienne. Pendant plusieurs jours, il resta donc dans sa petite chaumière, à la tenir propre, à refaire le lit chaque jour, et en regardant parfois l’horizon…

Mais personne ne vint. Il du ce résoudre au fait qu’elle ne reviendrait pas. Et que c’était ainsi.
La retrouver ? Il y songea. Mais ne pu s’y résoudre… Il était trop timide pour ça.
Si elle était partit sans lui proposer une place à ses côtés, comme serviteur, c’est qu’il ne lui aurait été d’aucune utilité… Et il l’a respectait trop pour lui imposait sa présence.

Mais voilà. Akame n’avait plus rien pour le retenir, et cela devint rapidement une évidence… Son voyage en ces terres, n’avait donné aucun résultat, et le vide de sa chaumière ne faisait que lui rappeler que ses plus beaux moment ici étaient passés…

Un matin, il sella son cheval, et prépara ses affaires.

Il laissa, sur le lit un simple mot :

    Chevalière, comme vous, j’ai décidé de repartir pour les terres qui sont véritablement les miennes, et pour la destinée que je dois accomplir.
    J’ai attendu votre retour, en vain. J’eusse aimé voir votre visage une dernière fois, et que nos adieux se soient fait de visage à visage, même si je comprends votre geste.
    Si d’aventure, vous repassez par là, vous trouverais ce message, à l’endroit même où vous avez déposé le votre… Sachez que je suis repartit à Eden, chez la famille des Valdrin. Vous m’y trouverez à coup sur.

    Votre dévoué serviteur, Thélador.


Il ferma la porte sans un regret, et grimpa à cheval, reprenant le chemin inverse qui l’avait mené ici…


Plus tard, un orage frappa, la foudre tomba sur la chaumière, et embrassa le toit de paille. Personne n’arrêta les flammes… Lentement, elles consumèrent, la maisonnée, ses souvenirs … Comme les adieux qu’elle comportaient.
Au lendemain... Il ne restait que des ruines, et les cendres d'une lettre qui n'avait pas eut le temps d'être lue...

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Crystal
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitimeVen 29 Juin - 14:09

~ END ~

Merci beaucoup pour ce magnifique sujet :3
Même si ça signifie le départ de mon thélouuuu sniiif
Méchant, tu m'as même mis les larmes aux yeux T.T
Je verrouille le sujet ^^
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MessageSujet: Re: Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador   Quand le vent apporte une odeur de sang - Pv Thélador I_icon_minitime

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