La Forêt de l'Aube RPG
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 Le Pacifisme et la Douleur

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Nyrélhos Tylba
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Nyrélhos Tylba

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MessageSujet: Le Pacifisme et la Douleur   Le Pacifisme et la Douleur I_icon_minitimeDim 18 Mar - 22:59

Le cratère d’eau.

Cet endroit demeurait mystérieux pour Nyrélhos. C’est vrai, quoi : pourquoi y avait-il de l’eau, comme ça, alors qu’on ne trouvait aucune rivière à côté ? Mais elle sortait d’où, cette eau ?
Bon, d’accord, il n’y avait pas vraiment de périodes de sécheresse, ici... mais tout de même, cela restait étonnant.

Une chouette effraie volait. Plus grande que la plupart de ses congénères, elle flottait dans l’air silencieusement, au dessus des quelques arbres du lieu, captant le moindre son en orientant ses disques faciaux. Il ne lui fallut pas plus de quelques minutes pour rejoindre sa destination, et se transformer.

L’homme de vingt-cinq ans était debout, au bord du cratère. Pour une fois, il avait choisi de reprendre sa forme humaine, ne serait-ce que quelques instants. Les mains fourrées dans les poches de sa veste de cuir noire, il réfléchissait, avec cet éternel sourire sardonique aux lèvres. Quelle ironie du sort... quitter sa famille et, à côté, ne rien faire qui sorte de l’ordinaire. Cela devait cesser au plus vite, sinon il en viendrait presque à regretter son geste.
Ne pas avoir prévu de « suite » à sa vie avait sûrement été la plus grossière erreur de son existence. Cela l’étonnait lui-même, d’ailleurs.

Ah, le crépuscule... certainement son moment préféré de la journée, oui. Sa forme animale lui est bien plus agréable la nuit, et savoir qu’il allait enfin pouvoir prendre son envol le mettait de bonne humeur. Enfin, de bonne humeur... tout était relatif, évidemment. Il était très rare qu’il laisse transparaître son humeur sur les traits de son visage. Eh oui, malgré tout, au bout de vingt-cinq ans, on commence à accumuler pas mal d’expérience dans le domaine « Je ne montre pas mes sentiments ». Si on couplait cela avec sa vision de l’aura, cela donnait une arme diablement efficace, contre n’importe qui. N’importe qui doté d’émotions. Et comme tous les animaux étaient dotés d’émotions... il n’était pas bien difficile de faire plier n’importe qui simplement par la parole.
En parlant d’aura... il en ressentit une qui s’approchait. Une bien spécifique, apparemment... car même sans la regarder, il arrivait aisément à percevoir un trait incroyablement fort de cette personne – car oui, il s’agissait bien d’une personne. Et cette émotion qui se démarquait, c’était celle de la violence, de la bastonnade, vous voyez ça comme vous voulez, c’est dans ce contexte.
Cela agrandit encore plus le sourire sarcastique de Nyrélhos. La violence est le dernier refuge de l’incompétence, il l’avait toujours dit... et la personne qui approchait semblait être une belle représentante de ce domaine. Si jamais cette personne venait à la rencontre du Tylba, cela promettait d’être intéressant... peut-être même amusant. Et que ça soit un simple villageois ou un roi, cela de changerait rien à l’attitude de Nyrélhos. Oui, il se souciait de la politique du pays, mais non il n’avait pas de compte à rendre à son dirigeant. Ceux qui comptent uniquement sur leur grade et l’immunité diplomatique ne peuvent être que des faibles... et les faibles d’esprit sont faciles à manipuler.
Enfin bon. Finis les préjugés, il était maintenant temps de voir à qui il avait affaire, d’analyser et de déduire avec logique.
L’aura se faisait ressentir de plus en plus. La personne s’approchait.
Nyrélhos se retourna.



[Hors-RP : 23h59, mission accomplie, j'ai posté aujourd'hui ! \o/ M'enfin bon, honnêtement, je suis déçu de moi-même, pour le premier RP avec ce personnage, j’aurais pensé faire plus long... tu m’en vois désolé, je promets de me rattraper au prochain.]
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Eileen Sachs
Tortionnaire du Royaume d'Akame
Eileen Sachs

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MessageSujet: Re: Le Pacifisme et la Douleur   Le Pacifisme et la Douleur I_icon_minitimeSam 24 Mar - 20:35

    Il arrivait qu'Eileen se tire de son habituelle humeur morose et tende vers une neutralité positive. Elle ne respirait tout de même pas la joie de vivre, loin de là, mais c'était déjà un sacré progrès. Et en cette fin de journée printanière... Elle avait décidé d'aller se baigner. Toute seule. Pratiquement à la nuit tombée. Alors qu'elle n'avait pas essayé de nager depuis environ deux ans et demi. Ah, ces excentriques...

    Le trajet entre la forteresse et le cratère d'eau lui prit trois heures. Il fallait dire qu'elle cheminait à pied et que, bien que la jeune fille marchât d'un pas plutôt vif, elle s’accorda plusieurs pauses histoire d'admirer le paysage ou de ronger une délicieuse pomme jusqu'au trognon. En somme, rien de particulier n'arriva durant ce court voyage. Le cratère d'eau... Un cratère. Rempli d'eau. Cette dernière provenait sans doute d'une source souterraine - quoi d'autre ? - qui débouchait dans le fond de ce fameux cratère, mais il était trop profond pour que qui que ce soit ait eu envie d'aller vérifier. Mais alors, pourquoi un cratère ? Quand il y a un cratère, c'est qu'il y a un volcan. Alors que si ce lieu était vraiment au sommet d'un volcan, il serait situé en altitude, et ne serait pas situé en contrebas d'une plaine ! A moins que la plaine... Enfin, ce lieu restait un vrai mystère. Eileen ne s'attarda pas longtemps sur ces hypothèses scientifiques qui ne la passionnaient pas plus que cela. Elle contempla l'eau sombre pendant quelques instants. Puis, persuadée d'être seule, elle ôta ses vêtements avant de plonger, en sous-vêtements, dans cette espèce d'étendue liquide qu'on ne pouvait qualifier ni de lac, ni de mare, ni de source. Durant un long moment, elle se contenta d'alterner les séquences où elle nageait à brasses lentes et celles où elle se laissait simplement flotter. Si légère... A plusieurs reprises, elle tenta vainement d'apercevoir le fond de l'étendue d'eau. Exercice difficile étant donné la lumière déclinante du crépuscule. De toute manière, elle ne parvenait pas à s'enfoncer à plus de deux mètres sous la surface. On lui avait dit, étant petite, que dans la vie comme dans l'eau, il fallait toucher le fond pour remonter. Proverbe qui ne s'appliquait ni à son corps incapable de sombrer, ni à sa vie. Ah ça, le fond, elle le connaissait. Et on ne pouvait pas vraiment dire que cela s'arrangeait... Elle se sentait bien aujourd'hui, mais demain ? Il faudrait reprendre le travail, et quel travail... Elle retrouverait la noirceur, le sang, les larmes...

    Après avoir écarté ces pensées qui ne lui apportaient rien, la tortionnaire, essoufflée par ses essais de plongée en apnée, se rapprocha lentement du bord. Et sursauta violemment. Il y avait bien quelqu'un, là, sur le bord ? Mais... Comment avait-il pu arriver là ? Elle l'aurait vu, s'il était venu à pied. Ou à cheval. Ou alors... Il volait ? Ou il se téléportait ? Mieux valait se méfier, les gens de ce pays avaient parfois des pouvoirs étranges. Rares étaient ceux qui, comme elle, ne faisaient preuve d'aucun don extraordinaire. D'une manière ou d'une autre, les faits étaient là, il y avait bien un individu, là, sur la rive, qui lui tournait le dos. Alors qu'elle n'était plus qu'à deux mètres du rivage. Les rayons rasants du soleil ne l'aidaient hélas pas à distinguer correctement cette silhouette. Tandis qu'elle plissait les yeux, silencieuse, ne sachant guère quelle attitude adopter, l'inconnu se retourna. Et en moins d'une seconde, Eileen réalisa qu'elle se trouvait actuellement en tenue plus que légère, dans le point de mire direct d'un homme. Homme que, de surcroît, elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Sa réaction fut immédiate. Sans doute disproportionnée. Et totalement irréfléchie.


    « Hey... Nan mais... C'est trop demander de se baigner tranquille ? Je... Me regardez pas comme ça ! »

    La jeune fille avait beau être loin d'arborer les courbes affriolantes de certaines femmes, elle était tout de même à demi nue. Alors que ses vêtements se trouvaient de l'autre côté du cratère. Et faire demi-tour à toute vitesse ne lui semblait pas une option très prudente.

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Nyrélhos Tylba
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MessageSujet: Re: Le Pacifisme et la Douleur   Le Pacifisme et la Douleur I_icon_minitimeVen 6 Avr - 21:24

Amusant effectivement.
Il fallait avouer que ce cratère d’eau était quand même grand, et que quand Nyrélhos s’était retourné, la vision de cette jeune femme avait réussi à la enlever son sourire.
Cette aura spéciale émanait bien de cette fille, et s’il restait toujours ce petit fond de douleur, quand Nyrélhos s’était retourné vers elle, une vague de gêne avaient envahi cette dernière.
Le jeune homme regarda l’aura de cette personne un bref instant. D’après la forme, les couleurs... il était possible qu’un sentiment de panique soit en train de naître chez cette femme, mais rien n’était encore sûr.
Analyse de l’aura terminée. Pour le moment...

Si le visage de Nyrélhos était désormais neutre, il ne tarda pas à arborer encore une fois ce sourire sardonique, juste après avoir entendu les paroles de celle qui faisait trempette. Elle simulait de l’indignation... bien piètre simulation, d’ailleurs. Le dernier des observateurs aurait remarqué qu’elle avait dit ça uniquement pour sa défense, tel un guerrier qui sortirait un immense bouclier en mousse de couleur grise, solide en apparence, inutile en réalité.
Aussi, sans quitter son rictus, le Tylba répondit aussitôt à l’inconnue.

« Soyez assurée que je n’ai nullement l’intention de vous dévisager pour mon bon plaisir, jeune fille... »

Tout en disant cela, il s’était redressé de toute sa hauteur et la considérait de haut. Il poursuivit.

« Mais permettez-moi de vous contredire, cependant. Nous sommes actuellement au cratère d’eau, cela je me doute que vous le savez. Il s’agit d’un endroit complètement naturel et public, n’importe qui d’autre que moi aurait pu se trouver ici en ce moment même. »

Il fit son regard plus insistant.

« Alors oui, c’est trop demander de se baigner tranquille ici. Et par conséquent, je n’ai aucun reproche à me faire. On m’a apprit à regarder les gens avec qui je parlais. Non, je ne détournerai pas le regard, et même si vous vous mettez en colère, je ne m’arrêterai pas pour autant, sauf si bien sûr vous me donniez une raison valable, ce dont je doute fortement. »

Il avait regardé dans les yeux son interlocutrice tout au long de sa petite tirade, car il savait par expérience qu’on se montrait souvent plus convainquant de cette manière.
Maintenant, comment réagirait-elle ? Nyrélhos voulait le savoir en temps réel, et ne pas compter sur son pouvoir de l’aura, pour une fois. Histoire de vérifier si sa capacité de déduction n’avait pas dépérit, depuis le temps. C’est qu’il trouvait qu’il était long à la détente, en ce moment ! En arrivant au cratère d’eau, il n’avait même pas remarqué cette jeune fille. Bon, certainement parce qu’il pensait à autre chose en même temps, mais cela n’excuse rien. En temps de guerre, les autres n’attendent pas que vous ayez recouvré tous vos esprits pour vous attaquer.
Et d’un côté, heureusement, sinon la guerre serait d’un ennui... « Oh ! Mais oh ! Je vais bientôt t’achever, là, regarde-moi quand même ! »
Mouais, pas terrible. Enfin, la guerre était de toute façon une chose idiote dès le départ, pourquoi chercher plus loin ? Il est tout à fait normal que les confrontations existent, en revanche les guerres matérielles dans lesquelles une masse d’hommes est employée, cela n’a aucun sens. Pourquoi ne pas tout régler avec la diplomatie ? Heureusement, Eden montrait encore la voie de la raison.
Nyrélhos retourna à sa cible. A vrai dire, il avait analysé en surface son caractère mais n’avait même pas pensé à la détailler physiquement.
Elle devait avoir dix-sept ou dix-huit ans, environ. Bien qu’il ne puisse pas la voir entièrement, elle ne semblait pas très grande. Elle n'était pas encore très proche donc il ne pouvait pas voir la couleur de ses yeux, en revanche il arriva à discerner que ses cheveux étaient châtains, et qu’elle n’avait pas vraiment de poitrine, comparé à la plupart des filles de son âge – du moins, dans les souvenirs de Nyrélhos, lorsqu’il était encore parmi sa famille. Elle semblait également fine, mais difficile à dire lorsqu’on ne voit pas entièrement la personne.
Bref, une fille à l’apparence, disons... dans la normalité. Quel dommage pour elle.
Ce qui intéressait Nyrélhos, pour l’instant, c’était sa réponse, qui n’allait selon lui pas tarder à fuser.


[Hors-RP : Je crois qu'Eileen n'était pas encore sortie de l'eau, mais si c'est le cas, je suis prêt à modifier mon message.]
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MessageSujet: Re: Le Pacifisme et la Douleur   Le Pacifisme et la Douleur I_icon_minitime

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